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GEO et PSO : les nouveaux piliers du référencement naturel

Le référencement naturel est en train de vivre l’une de ses plus grandes mutations depuis l’arrivée de Google. Les moteurs de recherche génératifs (ChatGPT, Perplexity, Gemini, etc.) ne se contentent plus de proposer une liste de liens : ils produisent des réponses synthétiques, contextualisées et souvent conversationnelles. Dans ce nouveau paysage, apparaître dans ces réponses devient aussi stratégique que d’être bien classé dans les résultats classiques.

Parallèlement, la montée en puissance des recherches locales, mobiles et vocales impose de considérer la géolocalisation et l’optimisation des plateformes (stores, fiches Google Business Profile, marketplaces…) comme de véritables piliers du référencement. GEO (Generative Engine Optimization & géolocalisation) et PSO (Platform / Store Optimization) s’imposent désormais comme les nouveaux axes majeurs pour capter la demande et transformer la visibilité en chiffre d’affaires, online comme offline.

GEO : du SEO classique au « Generative Engine Optimization »

Le GEO (Generative Engine Optimization) désigne l’ensemble des stratégies visant à optimiser la présence d’une marque dans les réponses produites par les moteurs de recherche génératifs. Là où le SEO traditionnel cherchait surtout à obtenir un bon positionnement dans les SERP de Google, le GEO se concentre sur la capacité de ces IA à citer une marque, un expert ou une ressource précise directement dans leur réponse. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement d’être cliquable, mais d’être mentionné et recommandé.

Une étude académique parue en 2025 montre que ces moteurs IA présentent un biais fort en faveur des sources dites « earned media » : médias tiers, sites d’autorité, publications académiques, blogs de référence, etc. Par contraste, les contenus propriétaires des marques (sites institutionnels, blogs corporate, réseaux sociaux) sont beaucoup moins cités que dans Google classique. De fait, le GEO impose de sortir de la logique centrée uniquement sur son propre site pour investir fortement les écosystèmes éditoriaux externes.

Pour les entreprises, ce changement de paradigme signifie que la bataille de la visibilité se joue désormais autant dans la presse, les médias spécialisés et les sites d’autorité que dans l’optimisation de leurs pages internes. Être cité comme référence par une IA générative suppose d’avoir construit une réputation documentaire solide : contenus pédagogiques, expertise reconnue, signaux d’autorité renforcés. C’est la condition pour que les modèles génératifs vous choisissent comme source légitime lorsqu’ils synthétisent des réponses.

Les 4 axes stratégiques du GEO moderne

L’étude 2025 sur le GEO identifie quatre axes structurants pour augmenter les chances d’être mentionné dans les réponses des IA génératives. Le premier consiste à structurer ses contenus pour la lecture machine : titres clairs et hiérarchisés, passages concis, listes, données chiffrées, définitions précises, balisage SEO propre. Ces éléments facilitent l’extraction de passages pertinents par les modèles et améliorent la probabilité qu’un paragraphe soit repris ou résumé dans une réponse générée.

Le deuxième axe est la domination des earned media. Au-delà du simple « relations presse », il s’agit de développer un maillage d’articles, d’interviews, d’études de cas et de citations dans des médias tiers de confiance. Plus votre marque ou vos experts apparaissent sur ces sites d’autorité, plus l’IA vous perçoit comme une référence légitime dans un domaine donné. C’est particulièrement vrai dans les secteurs B2B et juridiques où certains cabinets commencent déjà à cartographier les réponses des IA sur les grandes questions de droit pour y intégrer leur nom.

Le troisième axe repose sur l’adaptation à chaque moteur et à chaque langue. ChatGPT, Perplexity, Gemini ou encore les moteurs hybrides basés sur la recherche augmentée ne consomment pas exactement les mêmes sources, n’indexent pas au même rythme et ne gèrent pas les langues de manière identique. Déployer une stratégie GEO efficace implique donc de tester, monitorer et ajuster le contenu selon les spécificités de chaque environnement. Enfin, le quatrième axe recommande de compenser le « big brand bias » , cette tendance des IA à privilégier les très grandes marques , par une spécialisation de niche : se positionner comme l’expert incontournable d’un sous-sujet précis pour devenir la référence citée sur ce périmètre.

SAGEO : vers la convergence SEO + GEO dans les moteurs hybrides

L’émergence de solutions comme SAGEO Arena, présentée dans des travaux de 2026, montre que l’avenir du référencement ne se joue plus en silos. SAGEO, pour « Search‑Augmented Generative Engine Optimization », vise à optimiser simultanément le SEO classique (positionnement dans les SERP) et le GEO (probabilité d’être cité dans les réponses IA) au sein de moteurs hybrides qui combinent indexation web et génération de texte. On ne parle plus seulement d’optimiser des pages pour un classement, mais des contenus pour toutes les étapes du pipeline : crawl, ranking et génération.

Dans ce type d’environnement, les signaux structurels deviennent déterminants. Les données structurées (schema.org, JSON‑LD), les balises sémantiques propres et la clarté de la structure de page facilitent la compréhension du contenu par les algorithmes de recherche, mais aussi son exploitation par les modèles génératifs. SAGEO Arena montre que les contenus bien balisés et riches en contexte machine‑readable sont plus souvent sélectionnés comme sources pour les réponses synthétiques, tout en conservant de bonnes performances dans les SERP classiques.

Cette convergence implique une nouvelle façon de concevoir les stratégies de contenu. Plutôt que de créer d’un côté des pages « SEO » et de l’autre des formats « pensés IA », il devient plus pertinent de travailler des contenus holistiques : pédagogiques, riches, structurés, multi-format (texte, données, visuels) et accompagnés de signaux d’autorité (citations, backlinks, mentions). L’objectif est de maximiser la visibilité sur l’ensemble du spectre : pages de résultats classiques, extraits mis en avant, carrousels d’actualités, mais aussi réponses directes générées à la demande par les utilisateurs.

PSO : l’optimisation des stores comme prolongement naturel du SEO

Le PSO (Platform / Store Optimization) désigne l’optimisation de la visibilité dans les stores et plateformes : App Store, Google Play, marketplaces, plateformes SaaS, fiches Google Business Profile, etc. Avec la montée des interfaces conversationnelles et des usages mobiles, les utilisateurs passent de plus en plus directement par ces plateformes pour découvrir des apps, des services ou des commerces. Le PSO devient alors le prolongement logique du SEO traditionnel, chargé de capter la demande issue des recherches IA, mobiles et vocales.

Les études récentes sur le SEO des applications montrent que des mots‑clés finement choisis, localisés, intégrés dans les titres, sous-titres et descriptions d’apps renforcent à la fois la visibilité dans les stores et dans Google. C’est particulièrement vrai pour les apps géolocalisées (livraison, mobilité, réservation locale, services de proximité), qui profitent d’un double levier : référencement dans les stores et référencement web. Une fiche bien optimisée, avec captures d’écran pertinentes, avis clients positifs et description claire, agit comme une véritable landing page au sein de l’écosystème mobile.

Dans cette logique, le PSO ne se limite plus à l’« App Store Optimization » classique. Il englobe aussi l’optimisation de toutes les fiches de plateformes où un utilisateur peut entrer en contact avec la marque : Google Business Profile pour le local, pages produits sur les marketplaces, profils sur des plateformes verticales (santé, juridique, tourisme, etc.). Chaque fiche devient un micro-point d’entrée qui peut être mis en avant par Google, par un moteur IA ou par une recherche vocale. Coordonner ces points d’entrée avec la stratégie SEO et GEO globale est désormais indispensable.

GEO « local » : la géolocalisation comme pilier business

Au‑delà du « Generative Engine Optimization », GEO renvoie aussi à la dimension géographique du référencement. Les chiffres sont éloquents : environ 46 % de toutes les recherches Google ont une intention locale et 30 % des recherches mobiles sont liées à un lieu. Pour les entreprises disposant de points de vente physiques ou d’une couverture territoriale, ignorer la composante géolocalisée du SEO, du GEO et du PSO revient à se priver d’un gisement de trafic hautement qualifié.

L’impact business de ces recherches locales est direct. Les données 2024‑2025 indiquent que 76 à 88 % des personnes qui effectuent une recherche locale sur smartphone visitent un lieu physique dans les 24 heures. Près de 28 % de ces recherches locales aboutissent à un achat, et 78 % des recherches mobiles basées sur la localisation débouchent sur un achat hors ligne. Le référencement local ne se contente donc pas d’apporter de la visibilité : il est relié de façon quasi immédiate au chiffre d’affaires offline.

Concrètement, travailler ce pilier « GEO local » implique de développer des pages locales (par ville, quartier, zone de chalandise), d’intégrer des mots‑clés géographiques pertinents, de soigner les données de localisation (NAP cohérent : Nom, Adresse, Téléphone) et de structurer ces informations pour les moteurs. Ces contenus locaux sont ensuite repris à la fois par Google, les moteurs IA et les différentes plateformes, qui s’en servent pour recommander des commerces ou services à proximité dans leurs réponses et résultats.

Mobile‑first, recherche vocale et signaux de confiance : le socle GEO + PSO

Le mobile est devenu le canal dominant : environ 60 % du trafic web et 58 % des recherches Google proviennent déjà du mobile, et 63 % des visites issues de la recherche organique seraient générées depuis un smartphone (jusqu’à 68 % pour le local). Dans ce contexte, Google rappelle que 53 % des visites mobiles sont abandonnées si le chargement dépasse 3 secondes et que 61 % des utilisateurs ne reviennent pas sur un site mobile difficile à utiliser. Performance et UX mobile ne sont plus des options, mais un socle commun au SEO, au GEO et au PSO.

La recherche vocale accentue encore ces exigences. Environ 27 % de la population mondiale utilise la recherche vocale sur mobile, et 58 % des consommateurs l’ont déjà utilisée pour trouver un commerce local. Les requêtes vocales étant jusqu’à 20 fois plus fréquentes sur mobile que sur desktop, les contenus doivent être pensés dans une logique conversationnelle : questions complètes, formulations naturelles, FAQ structurées, réponses courtes et claires. Ces formats servent à la fois le positionnement dans les extraits de réponse de Google, l’exploitation par les IA génératives et la découverte d’apps ou de fiches locales via les assistants vocaux.

Les avis clients et signaux de confiance complètent ce socle. Les études de marketing local montrent que plus de 70 % des consommateurs sont plus susceptibles de visiter une entreprise ayant un profil Google optimisé, et que les entreprises avec de meilleurs avis (note ≥ 4★, mots‑clés dans les commentaires) se classent plus haut et convertissent davantage. Ces signaux , volume d’avis, note moyenne, tonalité, fréquence , sont également intégrés par les moteurs IA pour justifier leurs recommandations locales. Soigner sa réputation en ligne, encourager les avis authentiques et y répondre de manière professionnelle devient donc un levier transversal pour le SEO local, le GEO et le PSO.

Aligner SEO, GEO et PSO : multiplier les points d’entrée

Les recherches modernes suivent des parcours fragmentés : un utilisateur peut découvrir une marque via une réponse générée par une IA, vérifier sa crédibilité sur Google, consulter ses avis sur Google Business Profile, puis télécharger son app depuis un store ou acheter un produit sur une marketplace. GEO et PSO ne remplacent pas le SEO : ils le prolongent et le complètent pour couvrir l’ensemble de ces micro‑moments d’exposition. L’enjeu est d’aligner les messages, les données et les preuves de confiance sur tous ces points de contact.

Les données récentes montrent que les moteurs IA et les recherches classiques vont puiser simultanément dans les sites d’autorité, la presse spécialisée, les fiches locales, les stores et les plateformes sociales pour construire leurs réponses. Dans ce contexte, coordonner SEO (site), GEO (earned media, contenus structurés, autorité) et PSO (fiches de plateformes optimisées) autour des mêmes entités , marque, produits, lieux , augmente la probabilité d’être proposé à chaque étape du parcours. C’est particulièrement vrai pour les recherches locales et mobiles, qui dominent déjà les usages.

Opérationnellement, cette convergence passe par une gouvernance unifiée du contenu et des données. Il s’agit de s’assurer que les informations clés (nom, adresses, offres, bénéfices, tarifs, positionnement) sont cohérentes d’un canal à l’autre ; que les contenus produits pour le blog ou la page d’expertise sont relayés et cités dans des médias tiers ; que les fiches de stores et plateformes reprennent les mêmes arguments de valeur et mots‑clés. Chaque optimisation isolée renforce ainsi l’ensemble de l’écosystème, et augmente à la fois les chances d’être bien classé, bien cité et bien choisi.

Dans un monde où les moteurs de recherche génératifs redessinent la façon dont l’information est consommée, GEO et PSO s’imposent comme les nouveaux piliers du référencement naturel. GEO élargit le champ du SEO en se concentrant sur la capacité des IA à vous citer dans leurs réponses, tandis que PSO capitalise sur la puissance des stores et plateformes pour transformer la demande issue des recherches web, mobiles et vocales. Ajoutez à cela la dimension géolocalisée et vous obtenez un triptyque SEO + GEO + PSO directement connecté à la performance business, online et offline.

Les marques qui tireront leur épingle du jeu seront celles qui sauront structurer leurs contenus pour la lecture machine, investir les earned media, optimiser leurs fiches de plateformes et traiter le mobile‑first comme un prérequis absolu. Il ne s’agit plus de choisir entre SEO, GEO ou PSO, mais de les orchestrer comme un système cohérent, centré sur l’utilisateur et ses contextes de recherche , écran en main, voix activée, proximité géographique. C’est à cette condition que le référencement naturel restera un moteur de croissance durable dans l’ère des moteurs de recherche génératifs.

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