Site icon Hurter Solutions

Netlinking : l’importance croissante des mentions de marque en 2026

En 2026, le netlinking ne se résume plus à accumuler des backlinks. La montée en puissance de l’IA générative, des moteurs de recherche de nouvelle génération et des capacités de compréhension du langage naturel a profondément transformé les signaux off‑page. Les mentions de marque, qu’elles soient liées ou non, s’imposent désormais comme un levier central pour construire l’autorité, la confiance et la visibilité d’un site.

Cette évolution oblige les référenceurs à repenser leurs stratégies : il ne s’agit plus seulement d’obtenir des liens, mais de créer un véritable écosystème de citations, de co‑occurrences et de signaux de marque exploitable par Google, les LLMs et les moteurs génératifs. À l’horizon 2026, le netlinking devient ainsi un travail d’orchestre entre backlinks, mentions de marque, optimisation d’entités et présence dans les réponses d’IA.

Des backlinks aux signaux de marque : un changement de paradigme off‑page

Depuis 2024, SearchAtlas observe une évolution nette : les mentions de marque, qu’elles incluent un lien ou non, sont intégrées comme signaux d’autorité au même titre que les backlinks. Cette mutation est rendue possible par les progrès spectaculaires de la NLP, de la reconnaissance d’entités et des systèmes d’IA générative comme la Search Generative Experience (SGE). Autrement dit, Google ne se contente plus de compter les liens, il comprend de mieux en mieux qui parle de vous, dans quel contexte, et avec quelle intention.

Les tests menés entre 2024 et 2025 par SearchAtlas sont particulièrement révélateurs : les campagnes combinant suivi des mentions, co‑citation et optimisation d’entité auraient amélioré les groupes de mots‑clés de +18 % en moyenne, surpassant les stratégies centrées uniquement sur le lien. Cela suggère que l’autorité d’une marque ne se construit plus uniquement via le PageRank transmis par les backlinks, mais aussi via la façon dont cette marque est citée dans l’écosystème web.

Leur modèle 2025 va plus loin en estimant que Google pondère désormais plus fortement les signaux de mentions de marque et de « prominence d’entité » que les backlinks dans 55 % des calculs de ranking off‑page. Même si ces chiffres ne sont pas confirmés officiellement par Google, ils illustrent une tendance de fond : les backlinks restent indispensables, mais ils cessent d’être le centre de gravité unique du SEO off‑page.

Search Console, requêtes de marque et fin du SEO sans branding

L’introduction du filtre « branded » dans la Google Search Console marque un tournant majeur. Comme l’analyse Semjuice, Google distingue désormais explicitement le trafic de marque du trafic hors marque, offrant une visibilité fine sur les performances liées à la notoriété. Ce simple filtre acte le fait que les requêtes de marque deviennent un indicateur stratégique, à la fois de réputation et de demande naturelle autour d’une entreprise.

Cette importance est corroborée par une étude Ahrefs 2025 portant sur 150 millions de mots‑clés aux États‑Unis : 45,7 % des recherches Google seraient des recherches de marque, incluant un nom d’entreprise, de produit ou de service. Près d’une requête sur deux a donc une dimension de branding. Dans un tel contexte, l’enjeu n’est plus seulement d’apparaître sur des requêtes génériques, mais de faire croître le volume même de ces requêtes de marque, alimenté par les mentions et la visibilité globale de l’entreprise.

La conclusion défendue par Semjuice est claire : en 2025‑2026, il devient impossible de penser SEO sans branding. La visibilité organique, la capacité à être cité et la fréquence de ces citations dépendent directement de la demande de marque. En pratique, une stratégie de netlinking qui ignore la construction de la notoriété et la stimulation des requêtes de marque se condamne à un plafond de verre en termes de croissance.

Mentions de marque et GEO : le nouveau terrain de jeu des moteurs génératifs

Avec l’émergence du GEO (Generative Engine Optimization), tel que défini par Semjuice, l’enjeu ne se limite plus au traditionnel classement dans les pages de résultats. Le GEO consiste à optimiser la présence et la qualité de la représentation d’une marque dans les réponses des LLMs et moteurs génératifs (ChatGPT, Claude, Perplexity, Gemini, AI Overviews, etc.). Dans ce nouveau cadre, les mentions de marque deviennent le carburant qui alimente la mémoire de ces systèmes.

Les données « Brand Radar » d’Ahrefs (2025) montrent ainsi que les mentions de marque, y compris sans lien, jouent un rôle déterminant pour que les LLMs citent une marque dans leurs réponses. Un site peu ou mal mentionné, même avec un profil de liens correct, aura plus de mal à émerger dans ces interfaces conversationnelles où l’utilisateur ne voit souvent qu’une poignée de réponses ou de références.

Dans ce paradigme, le KPI clé n’est plus seulement la position SEO, mais la « visibilité de marque » dans les moteurs génératifs. Cela rapproche fortement le netlinking de la PR digitale, de la stratégie de contenu et de la gestion de réputation. Obtenir un lien dans un article ne suffit plus : il faut que la marque soit citée clairement, dans un contexte thématique pertinent, pour nourrir les modèles et augmenter la probabilité d’être inclus dans leurs réponses.

Pratiques SEO 2025 : les mentions adoptées massivement par les pros

Une étude de Webmarketing-com sur les pratiques de netlinking en 2025 confirme que la profession a déjà pris ce virage. Selon cette enquête, 83 % des professionnels SEO utilisent les mentions de marque (liens ou non) comme type de signal valorisé dans leurs campagnes. Cela signifie qu’une large majorité des acteurs ne se focalise plus uniquement sur le lien « bleu », mais cherche à multiplier les contextes où la marque est citée.

Les experts interrogés pointent la quête d’« engagement réel » et de signaux conversationnels comme raison principale de cette évolution. Une mention spontanée dans un avis client, un forum de niche ou un groupe communautaire peut parfois avoir plus d’impact, en termes de confiance et de signaux comportementaux, qu’un lien acheté sur un média généraliste. Ces mentions, souvent non‑liées, reflètent une popularité organique que les algorithmes sont de plus en plus capables de détecter.

L’étude souligne également une exigence accrue de transparence de la part des marques : 69 % des clients demandent des rapports détaillant les sources, les formats et les intentions des actions de netlinking. Cette pression pousse les agences à documenter précisément les mentions de marque obtenues, que celles‑ci soient assorties d’un lien ou non. En 2026, un bon reporting de netlinking ne liste plus seulement des URLs, mais cartographie un paysage complet de citations et d’interactions autour de la marque.

Stack d’autorité : liens, mentions et entités dans le même écosystème

Semjuice rappelle depuis plusieurs années que « le netlinking ne peut plus être isolé du reste de la stratégie SEO ». Le lien sort de sa bulle pour s’intégrer à un véritable stack d’autorité, où se combinent structure technique, qualité de contenu, intention de recherche et notoriété digitale. Cette vision systémique est reprise et modélisée par Ranktracker via le concept de « SEO Signal Stack » en 2026.

Dans ce modèle, le SEO technique assure d’abord l’indexation et l’accessibilité : sans site rapide, correctement structuré et crawlable, ni les liens ni les mentions ne pourront produire leur plein effet. Les backlinks viennent ensuite poser une autorité de base, nécessaire pour crédibiliser le site aux yeux des moteurs. Mais ce n’est qu’avec les mentions de marque que la marque consolide réellement sa place dans l’écosystème, en renforçant son autorité perçue et sa visibilité dans les surfaces AI (AI Overviews, réponses génératives, résultats zéro‑clic).

L’article de Ranktracker insiste sur le fait que les liens demeurent le socle, mais que les mentions prennent le dessus dans la bataille pour les citations par l’IA et la mémorisation de marque. Autrement dit, un profil de liens solide vous permet d’entrer dans l’arène, mais ce sont vos mentions, la qualité des contextes où vous apparaissez et la force de votre entité qui déterminent votre capacité à dominer dans un environnement de recherche de plus en plus piloté par l’IA.

SEO local : quand les mentions non‑liées dopent les Map Packs

Dans le domaine du SEO local, l’impact des mentions de marque devient particulièrement visible. Une analyse de plus de 80 tests locaux conduits entre 2024 et 2025 montre que les mentions de marque non‑liées (annuaires locaux, presse régionale, blogs de quartier, pages de sponsors, etc.) améliorent les rankings Map Pack dans 63 % des cas, sans ajout de nouveaux backlinks traditionnels. Ces résultats suggèrent que, pour le local, Google se repose largement sur les signaux d’entité pour valider l’existence et la pertinence d’un business.

Ces mentions jouent surtout un rôle de validation d’intention locale et de « verrouillage » de l’entité : cohérence NAP (Name, Address, Phone), répétition des mêmes informations dans différents contextes, co‑occurrences avec des lieux, des événements ou des entreprises locales reconnues. Plus ces signaux convergent, plus Google peut avoir confiance dans la réalité et la légitimité d’un commerce sur une zone donnée.

Les backlinks restent corrélés aux rankings organiques non‑locaux, notamment sur des requêtes informationnelles ou transactionnelles larges. Mais pour les Map Packs et les recherches de proximité, ce sont les signaux d’entité et de mention qui semblent prendre le pas en 2025‑2026. Pour les acteurs locaux, une stratégie de netlinking moderne doit donc articuler liens, citations locales, mentions dans les médias de proximité et optimisation fine de la fiche Google Business Profile.

Facteur de ranking direct ou signal d’autorité indirect ?

Malgré cet engouement pour les mentions de marque, le débat reste ouvert quant à leur statut exact dans l’algorithme de Google. L’agence Safari Digital rappelle en 2025 qu’aucune étude ne prouve à ce jour que les mentions non‑liées constituent un facteur de ranking direct. Contrairement à un lien classique, une simple mention sans URL ne transmet pas de PageRank mesurable via les modèles historiques.

Safari Digital nuance toutefois : même sans être un « facteur direct », les mentions peuvent agir comme signaux de confiance, de notoriété et d’association d’entité. En renforçant la compréhension que Google a d’une marque, de son secteur et de son réseau de relations, elles influencent indirectement la visibilité, notamment sur les requêtes de marque, les recherches associées et les surfaces d’IA générative.

Cette position prudente contraste avec celle d’outils comme SearchAtlas ou avec les analyses centrées GEO, qui observent des corrélations fortes entre volume/qualité de mentions et améliorations de visibilité SEO + AI. Le mécanisme exact côté Google n’est pas documenté publiquement, mais la convergence des signaux de terrain pousse les professionnels à considérer les mentions comme un pilier stratégique, indépendamment de leur statut officiel dans l’algorithme.

Mesurer les mentions : vers de nouveaux KPI de netlinking

Pour intégrer pleinement les mentions de marque à la stratégie de netlinking, il est indispensable de les mesurer. En 2025, Link.Build propose un modèle de suivi qui élargit radicalement la vision traditionnelle centrée sur le nombre de domaines référents. Leur framework intègre notamment la Brand Mention Velocity (BMV), c’est‑à‑dire le nombre de mentions, liées et non‑liées, obtenues chaque mois.

Ce modèle introduit aussi le Reference Query Lift (RQL), mesurant l’évolution des requêtes de marque, ainsi que l’Entity Co‑Citation Count (ECC), qui suit le nombre de co‑citations avec des entités de confiance (médias reconnus, experts, marques installées). Enfin, les « AI Answer Inclusions » quantifient le nombre de fois où la marque est citée dans des réponses d’IA, qu’il s’agisse de moteurs génératifs autonomes ou d’AI Overviews dans Google.

Selon les données partagées, une hausse des mentions (par exemple un passage de 54 à 81 mentions mensuelles entre mars et mai 2025) se corrèle à une augmentation du pourcentage de requêtes de marque et du nombre de citations dans les réponses IA. Cette approche illustre concrètement l’intégration des mentions dans les KPI de netlinking 2025‑2026 : le succès ne se mesure plus uniquement en liens, mais en dynamique globale de présence de marque.

LLM, “Existence Gap” et omniprésence algorithmique

Au‑delà de Google, les travaux académiques récents montrent l’importance cruciale des mentions dans les corpus d’entraînement des LLMs. Un article de décembre 2025 signé Huang et al. analyse 1 909 requêtes sur 6 modèles différents et constate que les modèles chinois citent 30,6 points de pourcentage de marques en plus que les modèles internationaux (88,9 % vs 58,3 % de taux de mention), à requêtes identiques. Cette disparité est attribuée, en grande partie, aux différences de données d’entraînement et de densité de mentions disponibles.

Les auteurs introduisent la notion d’« Existence Gap » : si une marque est peu ou pas mentionnée dans le web accessible aux modèles, elle devient pratiquement invisible dans leurs réponses, quelle que soit sa qualité réelle. Ce n’est pas la valeur intrinsèque de l’offre qui prime, mais la trace algorithmique laissée dans les datasets. Ce constat renforce l’importance stratégique de multiplier les mentions qualitatives, riches et contextualisées.

Les chercheurs en déduisent un objectif : construire une véritable « Algorithmic Omnipresence », via des mentions multilingues, dans des contextes variés et de confiance. En pratique, cela rapproche directement stratégie de netlinking, relations presse, production de contenu et GEO à l’horizon 2026. Une marque qui investit dans cet écosystème de mentions maximise ses chances d’exister, d’être comprise et d’être citée, quel que soit le moteur ou le modèle interrogé.

Entre 2024 et 2026, un consensus se dessine : les backlinks demeurent indispensables, mais ils ne suffisent plus à eux seuls à porter une stratégie de visibilité durable. Les études de pratiques (Webmarketing-com, Semjuice) montrent que la majorité des professionnels intègrent déjà les mentions, liées et non‑liées, à leurs campagnes de netlinking. La question n’est plus « faut‑il des liens ? » mais « comment orchestrer liens + mentions + entités + GEO pour créer une autorité de marque complète ? ».

Les analyses orientées IA (SearchAtlas, Ranktracker) et les travaux académiques vont dans le même sens : en 2026, la capacité d’une marque à être mentionnée dans des contextes de confiance , médias, communautés, contenus experts, environnements locaux , pèse fortement sur l’autorité perçue par les moteurs, la probabilité d’être cité dans les réponses d’IA et la visibilité locale ou zéro‑clic. Pour rester compétitives, les marques doivent donc considérer les mentions de marque comme un actif stratégique à part entière, au cœur d’un netlinking devenu, plus que jamais, un véritable travail d’architecture de réputation.

Quitter la version mobile