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Netlinking : cap sur les liens visibles dans les réponses génératives

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Le netlinking a toujours été l’un des piliers du SEO, mais l’essor de Google SGE (Search Generative Experience) et des AI Overviews bouleverse totalement la donne. Les liens ne disparaissent pas : ils changent d’emplacement, de forme et de rôle dans le parcours utilisateur. Là où l’on se battait hier pour quelques liens bleus dans le top 10, il faut désormais viser les liens visibles au cœur même des réponses génératives.

Ce déplacement du champ de bataille crée une nouvelle cartographie des opportunités. Les études menées en 2024 et 2025 montrent un écart massif entre les liens mis en avant dans SGE et les résultats organiques classiques, et confirment à la fois la montée des recherches zéro-clic et l’érosion structurelle du trafic SEO. Dans ce contexte, se contenter d’un netlinking “old school” revient à optimiser pour une SERP que les utilisateurs voient de moins en moins. Cap, désormais, sur les liens visibles dans les réponses génératives.

SGE : un nouvel espace de liens, distinct des SERP classiques

Les premières analyses sérieuses de SGE montrent un paysage de liens radicalement différent des pages de résultats traditionnelles. Une étude menée par Authoritas sur 1 000 mots-clés commerciaux révèle que 93,8 % des URLs citées dans Google SGE ne figurent pas dans le top 10 organique. Seulement 4,5 % des liens correspondent exactement à une URL déjà présente en première page, et à peine 1,6 % au niveau du domaine. Autrement dit, SGE ouvre une couche de visibilité parallèle, qui ne recopie pas la hiérarchie SEO classique.

En moyenne, un bloc SGE affiche une dizaine de liens, mais si l’on retire les doublons, il ne reste qu’environ 4 liens réellement uniques issus de 4 domaines distincts. Cette rareté change la valeur stratégique de chaque lien : être cité dans SGE, c’est figurer parmi un très petit nombre de sources “officielles” sélectionnées par l’IA pour répondre à une intention donnée. On se rapproche plus d’une logique de “featured links” éditoriaux que d’une liste exhaustive de résultats.

Ce décalage structurel oblige à repenser complètement le netlinking. Les signaux de lien qui servaient avant tout à monter dans les positions 1 à 10 doivent maintenant être envisagés comme un levier d’éligibilité à cette sélection restreinte de sources. Le profil de liens reste clé, mais le terrain de jeu se déplace : il ne s’agit plus seulement de gagner des places dans les SERP, mais d’être l’un des rares domaines cités au cœur de la réponse générative.

Réponses génératives et chute de visibilité organique : un choc pour le netlinking

L’intégration massive de blocs SGE et d’AI Overviews a un impact direct sur la visibilité des liens SEO traditionnels. Quand un bloc SGE est déployé, la position #1 organique est repoussée en moyenne 1 255 pixels plus bas dans la page. Concrètement, cela signifie que de nombreux utilisateurs ne voient plus spontanément les premiers résultats organiques, surtout sur mobile. Les analyses montrent que les réponses génératives peuvent occuper jusqu’à 50 % de la zone “above the fold”, renvoyant les liens classiques bien en dessous de la ligne de flottaison.

Cette nouvelle ergonomie fait mécaniquement chuter le CTR, même pour des liens situés en top 3 organique. On observe déjà des baisses de trafic de 18 à 64 % dans certains secteurs lorsque les requêtes déclenchent systématiquement des AI Overviews. Parallèlement, la part des recherches zéro-clic avoisine désormais les 56 %, un phénomène encore renforcé par les réponses directes fournies dans les overlays IA, notamment en santé, finance ou DIY.

Pour le netlinking, l’implication est claire : obtenir un lien dans le top 3 organique ne garantit plus une audience significative. Une partie importante de la valeur se déplace vers les liens intégrés dans les réponses génératives, qui captent l’attention et les clics résiduels. Le ROI des stratégies de liens qui ne tiennent pas compte de SGE se contracte, tandis que celui des liens visibles dans les overlays IA devient décisif pour protéger et développer le trafic.

Décorrélation SGE / top 10 : une nouvelle fenêtre d’opportunité pour les liens

La grande nouveauté , et la vraie opportunité , tient au fort décalage entre les liens SGE et les meilleurs résultats organiques. Sur un corpus élargi de 2 900 requêtes, l’étude Authoritas montre que seulement 20,1 % des liens SGE correspondent exactement à une URL présente en page 1 organique. 17,9 % proviennent du même domaine mais d’une page différente, tandis que 62 % des liens affichés dans SGE sont issus de domaines totalement absents du top 10.

Ce constat est majeur pour les sites qui peinent à se hisser dans les premières positions traditionnelles. Là où l’entrée sur des requêtes concurrentielles était quasi fermée, une nouvelle fenêtre s’ouvre : être cité dans SGE sans être classé dans le top 10. Des domaines historiquement “bloqués” par des mastodontes peuvent désormais obtenir des liens visibles dans les réponses génératives, à condition d’être compris et jugés fiables par le moteur IA.

Stratégiquement, cela redéfinit le netlinking. Il ne s’agit plus seulement de pousser les pages “money” dans le top 10, mais aussi de créer et renforcer des pages de référence , guides, études, comparatifs, FAQ approfondies , susceptibles d’être sélectionnées par SGE comme sources. Le jeu se déplace de la bataille pour quelques positions organiques saturées vers une compétition pour la qualité éditoriale, la pertinence informationnelle et le profil de liens qui valident cette expertise.

Les liens comme signaux pour les moteurs IA : ce que pensent les SEOs

Les professionnels ne s’y trompent pas : pour eux, les liens restent un critère majeur dans l’ère des réponses génératives. Un sondage 2025 d’Editorial.Link indique que 73,2 % des SEOs considèrent que les liens influencent déjà la visibilité dans les résultats de recherche IA (Google AI Overviews, SGE, ChatGPT, etc.). Autrement dit, l’IA ne se suffit pas à elle-même : elle s’appuie encore sur la “sagesse du web”, matérialisée par les backlinks.

Plus intéressant encore, 80,9 % des répondants estiment que les mentions de marque non liées (unlinked mentions) jouent également un rôle, et 78,8 % attribuent un impact aux liens nofollow dans les rankings. Cela suggère que les moteurs IA utilisent un spectre élargi de signaux de notoriété et de citation, où le simple nombre de liens dofollow ne résume plus la valeur perçue d’un site. La visibilité de marque et les signaux off-page deviennent plus holistiques.

Une analyse 2025 “From SERPs to SGE” vient corroborer ce ressenti. Elle montre que l’autorité de lien , profil de backlinks, diversité des domaines référents, qualité des liens éditoriaux , est fortement corrélée à la probabilité d’être cité dans SGE. Les liens jouent toujours un rôle de filtre de confiance, mais avec une exigence accrue : les liens contextuels, intégrés dans du contenu éditorial de qualité, sont nettement plus valorisés que les liens sitewide, artificiels ou issus de réseaux opaques.

Comportement utilisateur : des clics encore présents, mais rationnés

Malgré la montée des recherches zéro-clic, les liens intégrés aux réponses IA ne sont pas ignorés. Une étude utilisateur sur les AI Overviews/SGE montre que 58 % des répondants déclarent qu’ils cliqueraient sur les liens présents dans la réponse générative, 22 % “peut-être”, et 20 % ne cliqueraient pas du tout. Ce comportement met potentiellement 20 à 42 % des clics organiques “en risque”, mais souligne aussi que les liens visibles dans l’overlay IA restent une porte d’entrée importante vers les sites tiers.

L’analyse estime que la montée des réponses directement dans l’interface générative peut conduire à une baisse de 20 à 40 % du trafic organique selon les secteurs. Ces chiffres sont alignés avec des prévisions similaires de Gartner, qui anticipent un transfert progressif du trafic vers les couches d’IA et les expériences zéro-clic. Le clic n’est pas mort, mais il devient plus cher, plus rare et plus focalisé sur un petit nombre de liens mis en avant.

Pour le netlinking, cela signifie que chaque lien obtenu dans SGE ou dans une interface semblable a un poids disproportionné. Là où les SERP affichaient parfois des dizaines de liens “cliquables”, les overlays IA n’en promeuvent généralement que 2 à 4 en bonne place. Ce rationnement crée une logique de “winner takes most” : être dans le panel de sources mises en avant peut capter l’essentiel des clics résiduels, tandis que les autres domaines restent invisibles, même avec un bon SEO traditionnel.

De la SEO à l’Answer / Generative Engine Optimization

L’émergence de SGE, de Perplexity et des réponses de ChatGPT conduit à un changement de paradigme : on parle de plus en plus d’Answer Engine Optimization (AEO) ou de Generative Engine Optimization (GEO). L’objectif n’est plus seulement de ranker sur un mot-clé, mais d’alimenter les moteurs IA en contenu exploitable pour générer des réponses pertinentes et sourcées. Cela suppose de privilégier un contenu très structuré, un ton conversationnel et une couverture exhaustive de l’intention de recherche.

Les projections annoncent une baisse de 20 à 40 % du trafic organique pour les marques qui resteraient cantonnées au SEO classique d’ici 2026. Cette baisse ne sera pas uniforme : elle sera plus violente dans les verticaux où les AI Overviews répondent directement à la plupart des questions (santé, finance personnelle, tutoriels pratiques). Dans ces univers, ne pas être optimisé pour les moteurs génératifs revient à perdre progressivement l’accès au trafic informationnel.

Pour intégrer le netlinking dans cette nouvelle logique, il faut le repositionner comme un levier d’éligibilité à l’AEO. Les liens doivent pointer vers des contenus adaptés aux réponses IA : pages à forte valeur pédagogique, données originales, FAQ, études sectorielles, guides complets. Le profil de liens devient le “signal externe” qui valide la légitimité de ces contenus à être réutilisés et cités par les modèles génératifs, au-delà de la simple compétition de mots-clés.

Trafic IA, part de marché des outils et nouveaux points d’entrée

Le trafic issu des plateformes IA pèse déjà significativement sur le trafic organique global. Des analyses 2025 estiment que ce trafic “IA” représente environ 6,5 % du trafic organique, avec une projection à 14,5 % d’ici 2026 si la courbe actuelle se maintient. Certains scénarios vont plus loin et envisagent que le trafic “LLM” (issu des grands modèles de langage) pourrait dépasser celui de la recherche Google traditionnelle d’ici 2027. Dans ce contexte, la valeur stratégique des liens visibles dans les réponses IA est amenée à exploser.

Parallèlement, l’adoption des outils d’IA se généralise. En 2025, 38 % des consommateurs utilisent au moins un outil d’IA, contre seulement 8 % en 2023, et l’usage quotidien est passé de 14 % à 29,2 %, soit près d’un utilisateur sur trois. ChatGPT reste dominant avec 62,5 % de part de marché sur le grand public, et ses renvois vers d’autres sites sont passés de moins de 10 000 clics/jour en juillet 2024 à plus de 30 000 en novembre 2024. Les moteurs génératifs deviennent de vrais “referrers”, indépendants des SERP traditionnelles.

Pour le netlinking, cela signifie qu’il faut élargir la notion de “point d’entrée” au site : ce n’est plus seulement Google, mais aussi les interfaces d’IA grand public. Optimiser pour ces canaux implique de comprendre comment les modèles sélectionnent leurs sources, comment ils affichent les citations et comment les utilisateurs interagissent avec ces liens. Les stratégies de liens doivent ainsi viser non seulement l’autorité SEO classique, mais aussi la “probabilité d’être cité” par les systèmes génératifs dominants.

Visibilité des liens “cités” et nouvelle UX dans SGE

Sous la pression des éditeurs et des utilisateurs, Google a progressivement modifié la manière dont SGE affiche les liens. Dès 2023, l’interface a été revue pour intégrer davantage de liens cliquables directement dans les résumés IA, accessibles via une icône en forme de flèche renvoyant vers une sélection de pages sources. Auparavant, il fallait souvent scroller sous le bloc IA pour voir les liens, ce qui réduisait drastiquement leur visibilité et alimentait les critiques sur le “vol de contenu”.

Les tests utilisateurs menés par Google montrent que SGE est perçu comme plus “intuitif” lorsque les liens sont immédiatement visibles au sein même de la réponse générative. Aujourd’hui, ces liens prennent souvent la forme de cartes, de carrousels produits ou de petits encarts citant le site, plutôt que de simples liens bleus. L’interface met généralement en avant 2 à 4 domaines par requête, concentrant très fortement la valeur SEO sur ce petit groupe de sources mises en exergue.

Des tests menés en 2025 évoquent même des modules SGE “brandés”, où des marques paient pour être présentes dans des carrousels, brouillant la frontière entre visibilité organique et placements sponsorisés. Pour le netlinking, cela impose une compréhension fine de cette nouvelle grammaire visuelle : un lien n’est plus seulement une ligne de texte cliquable, mais un bloc riche, associé à une marque, une image, parfois un prix ou une note. Se positionner comme source fiable, c’est aussi optimiser son branding et ses données structurées pour s’intégrer naturellement à ces nouveaux formats.

Profils de liens gagnants vs tactiques à risque dans l’ère générative

Si les signaux de lien restent déterminants pour la sélection des sources dans SGE, les tactiques de netlinking à risque sont de plus en plus sévèrement sanctionnées. Les mises à jour core et spam de fin 2024 et 2025, renforcées par le machine learning, ciblent agressivement les PBNs, les fermes de liens, les échanges massifs et les abus d’ancres exactes. De nombreux sites ayant investi dans plus de 200 articles invités de faible qualité n’ont observé aucune amélioration de ranking après 6 mois, voire ont subi des baisses de visibilité.

La mise à jour spam d’août 2025, en cours de déploiement global, est explicitement présentée par Google comme visant les schémas de liens artificiels et automatisés. Dans un environnement où les IA doivent faire confiance à un nombre réduit de sources, la tolérance envers les manipulations de popularité est encore plus faible. Un profil de liens toxique n’entrave plus seulement le SEO classique ; il peut aussi disqualifier un domaine comme source fiable pour SGE et les AI Overviews.

À l’inverse, les analyses récentes insistent sur l’importance des liens éditoriaux contextuels, intégrés dans du contenu de qualité sur des sites eux-mêmes légitimes. La diversité des domaines référents, la cohérence thématique, les mentions de marque naturelles , même sans lien , deviennent des signaux positifs forts. Un netlinking “propre”, orienté vers la valeur éditoriale réelle, augmente à la fois l’autorité globale du site et sa probabilité d’être repris par les moteurs génératifs dans leurs réponses.

Dans ce nouveau paysage, le netlinking ne disparaît pas : il change d’orbite. Les liens visibles dans les réponses génératives , SGE, AI Overviews, ChatGPT, Perplexity et consorts , concentrent désormais une part croissante de l’attention et des clics. Avec des blocs IA qui repoussent les résultats organiques de plus de 1 200 pixels sous la ligne de flottaison et des taux de clic menacés à hauteur de 20 à 40 %, se battre uniquement pour des liens bleus en top 10 n’est plus une stratégie suffisante. La vraie bataille se joue dans les cartes, carrousels et encarts de citations au cœur des réponses IA.

Pour s’y adapter, les marques doivent penser leurs liens comme des signaux de confiance pour les moteurs génératifs, et non plus seulement comme un levier mécanique de ranking. Cela passe par des contenus structurés, profondément utiles, soutenus par des backlinks éditoriaux de qualité et des mentions de marque cohérentes. Les tactiques à risque , PBNs, fermes de liens, automatisation massive , deviennent des handicaps, tandis que la capacité à devenir une “source de référence” fait la différence. Cap sur les liens visibles dans les réponses génératives : c’est là que se jouera, d’ici 2027, l’essentiel de la valeur SEO.

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